mercredi 14 juillet 2010

Se lever tôt



Pour certains se lever tôt est synonyme de contraintes, d'efforts qu'il faut déployer pour se lever, et même parfois d'angoisses. Sans doute cela est lié au fait que l'on se lève tôt pour aller travailler et/ou étudier, c'est à dire exercer une tâche fastidieuse pour un grand nombre de personnes. Le fait de se lever tôt est donc fortement lié à l'ennui et la pénibilité. Beaucoup disent avec dégoût et amertume "Demain je dois me lever tôt", alors qu'au contraire ces mêmes personnes déclarent avec un sourire mal dissimulé "Demain je fais la grasse mat'" (notez le changement de verbe entre les deux phrases).
Je sais le sommeil c'est sacré mais se lever tôt peut être associer à une notion de plaisir. N'est-il pas plus agréable de se lever tôt pour pouvoir profiter de la journée qui nous est offerte et non pas pour y effectuer des tâches ingrates ? Moi je vous le dit se lever tôt c'est le kiff. Les couleurs pastelles, les odeurs de fraîcheur, la perspective d'une journée agréable, tout cela rend la morne et fatigante matinée en un moment unique.

Et puis pour vous aider à vous lever tôt voici un morceau des plus adaptés je dois dire. La joie, le dynamisme y sont largement présent, ça donne la pèche assurément. Un morceau de Kettel plein de candeur qui nous change un reveil difficile en une douceur qu'on savoure sans difficulté.

Kettel - Waking up early

Good morning.

vendredi 9 juillet 2010

Ongaku



Vous l'avez peut être remarqué au fil de mes posts mais j'attache une grande importance à la musique issue du Japon. Franchement je ne connais pas la raison car en soit le Japon ne m'attire pas (à part peut être contre les japonaises...). Bref j'aime bien la musique qui soit traditionnelle ou alors franchement electro/IDM, et je n'hésite pas à télécharger un album, ne serait-ce que pour la découverte. Peut être est-ce la vision différente de la musique ou alors c'est autre chose...

On débute avec Ametsub dont j'avais mis une de ses tracks dans le dernier mix, Timeless. Artiste originaire de Tokyo dont on ne sait que très peu de choses et dont les albums ont vraiment du mal à se trouver en Europe (heureusement Internet est là). En 2006 il a sorti un album magnifique, Linear Cryptics. Une grande réussite dont il est absolument nécéssaire d'avoir dans sa bibliothèque musicale.

Ametsub - Reminiscence


Ensuite Susumu Yokota. Il a sorti plusieurs albums/EP sous différents pseudo. Polyvalent, il est capable de nous délivrer une musique qui peut être ambient/IDM ou alors de la house. En 1999 il produit l'album Sakura, élu comme le meilleur album de musique électronique par le magasine The Wire. Bref un album magnifique que je conseille fortement.

Susumu Yokota - Kodomotachi


Enfin on termine avec Geinoh Yamashirogumi dont j'avais déjà parlé auparavant . Inutile de refaire un topo sur eux, c'est sublime.

Geinoh Yamashirogumi - Ave Maria

dimanche 4 juillet 2010

Sur le sentier



"Il faisait chaud ce jour là, pas loin des 30°C probablement. J'avais décidé auparavant pour passer le temps de parcourir le sentier des Montagnards, nom absurde pour un chemin qui longe la mer. Le début du parcours est agité, en effet il correspond à l'accès à la plage. Les vacanciers en ce début d'après midi étaient au rendez vous. Ballons, bouées, pelles, râteaux, seaux, serviettes, gonfleurs, claquettes, raquettes, casquettes, gâteaux, sacs, cerfs-volants et autres objets aussi étranges soient-ils se dirigeaient de manières désordonnée vers la mer.

Le sentier continuait au travers d'une forêt de pin maritime, personnes ne s'aventuraient au sein de celle-ci, mis à part quelques retraités recherchant la fraîcheur de l'ombre à l'abri de leurs camping-cars garés non loin de là. Mais peu à peu le sable brûlant mêlé aux épines des pins, se faisait de plus en plus rare, jusqu'à ne laisser place qu'à un sentier fin et terreux aux abords des falaises, parfois quelques roches grises et rugueuses émergeaient de la terre sans grande conviction. Au bout de quelques kilomètres de marche, le sentier prenait fin et cela au niveau d'un ponton de l'autre coté de l'île. Ce ponton construit en planches de pin, aussi pittoresque soit-il, offrait une tranquillité sans égale. Elle était là. Elle regardait la mer, enfin je crois, accoudée au bois sec et salé. Le vent se jouait de sa chevelure brune, mais cela ne semblait pas la déranger. Son regard fixait toujours l'horizon, ligne sans fin ni commencement. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas ma présence. Ses doigts caressaient intimement le bois, ses pieds nus ressentaient la chaleur des grains de sable qui avaient voyagé jusqu'ici par la brise.
Je ne sais combien de temps nous sommes resté là, sans parler, à regarder au loin. L'astre solaire avait fini par passer en dessous de la ligne de flottaison de la sphère céleste, laissant place à une nuit étoilée sans lune. Soudain un éclair bleu illumina le ciel, puis un rouge et ensuite un vert. Le feu d'artifice venait de commencer. Les sifflements rapides annonçaient le départ des fusées puis les coups de tonnerres annonçaient la libération des couleurs et de l'émerveillement. Les étincelles colorées se mêlaient, s'entremêlaient, le ciel en devenait fou.
Je me tournais vers elle, mais le ponton était vide. Elle avait du partir lors des illuminations. Elle s'était évanouie dans la nuit, les éclats des fusées couvrant le bruit de son départ, je n'ai pu l'entendre partir, captivé par le spectacle, je n'ai pu la voir partir."

jeudi 1 juillet 2010

Immersion 005 - Timeless



Échappons nous, l'espace d'un instant, hors du Temps et des contraintes de celui-ci. Plus rien ne compte, le défilement des aiguilles noires sur le cadran blanc c'est stoppé pour un moment. Tout semble s'être figé, le mouvement n'existe alors plus. Le calme règne mais non pas le silence. Les sonorités s'accélèrent ou ralentissent, elles ne sont plus sous le controle du Temps. Les longues complaintes des maitres du Temps se font entendre ici et là. Malgré tout il est difficile de s'extraire du Temps, ce dernier veut rattraper le temps perdu, il est altéré. Il ne sait plus comment réagir, le flou s'installe. Puis doucement le Temps reprend ses droits. La sérénité du Temps est revenue.




Tracklist :

Foals - Cassius (Kieran Hebden Version)
Ametsub - 2 Cats
Philip Glass - Étoile Polaire
Aphex Twin - Alberto Balsalm
Ø - Muistetun Palaava Taajuus
Turzi - Thriller In Bombay (Koudlam Switzerland remix)
Ben Frost - Through The Roof Of Your Mouth
The Long Blondes - Guilt (Pantha Du Prince remix)
Aufgang - Barock (Wareika remix)
Trentemøller - Take Me Into Your Skin
Siskid - Wolves
Rone - La Dame Blanche (Extended Version)
Jean-Michel Jarre - Oxygene
Archigram - Padre (Original Version)
Panda Valium - Coconutt
Ira Davies, Christopher Gordon, Richard Tognetti - The Doldrums
Arvo Pärt - Agnus Dei (Berliner Messe)
Robert Babicz - Morning Kiss
Emerald's - Now You See Me
Unkle - Heaven (feat Gavin Clark)

dimanche 20 juin 2010

Eternal Sunshine


Cela faisait un moment que je n'avais pas écrit un article, un vrai. Ce manque d'activité est sûrement dû au fait que je bosse, que je suis bien occupé ces derniers temps, mais bref. Durant cette courte absence j'ai eu le temps d'avancer dans quelques mixs, de faire quelques belles découvertes.

Alors on commence par Walls qui a sorti récemment un EP du nom de Hang Four. Sur cette EP on retrouve l'original mix bien entendu ainsi qu'une série de remix tous aussi bon que les uns que les autres. Notamment les remix d'Allez Allez et Loose Fit qui se sortent quelque peu du lot. Loose Fit nous livre un remix enivrant, conservant le lyrisme du morceau original et en y ajoutant un coté dynamique qui ne laisse pas indifférent.

Walls-Hang Four (Loose Fit remix)


Ensuite Robert Babicz, a produit un album, Immortal Changes sur Systematic. Bon alors globalement l'album n'est pas top top. Je trouve qu'il part dans trop de genres différents et on s'y perd totalement. Mais tout de même individuellement les morceaux sont relativement bon quand même, comme Come Closer ou encore Tbilisi. Suffit de pas écouter l'album mais un morceau de temps en temps et ça passe.

Robert Babicz-Come Closer


Et enfin dernière découverte, Emeralds. Auteurs d'un album magnifique Does It Look Like I'm Here ?. L'entrée en matière avec Candy Shoppe est candide, pleine de poésie et de douceur, jusqu'à parvenir à une montée des plus réussi. Dés le premier morceau on s'engouffre lentement mais sûrement dans leur univers. Par la suite on s'extase avec des morceaux comme Genetic, Now you see me et bien d'autres encore. Album à se procurer d'urgence.

Emeralds-Candy Shoppe


dimanche 13 juin 2010

Séance vidéo

mercredi 9 juin 2010

Détour en Afrique


"L'île est toute de sable, entourée de larges dunes blanches; au centre, des buissons au feuillages clair alternant avec les salicornes mordorées où le vent du large semble se reposer; il joue un instant entre les branches sèches et, tout imprégné du timide parfum de ces maigres broussailles, il reprend sa course sur la mer monotone. Sur quelques dunes plus élevées, des nids d'aigles posés comme des tas de bois. Plusieurs contiennent de gros oeufs verts tachetés de brun. A notre approche, le couple s'envole, remplit l'air de cris stridents et tournoie dans le ciel pendant que nous récoltons de quoi compléter notre dîner. Je trouve un certain nombre de ces oeufs assez frais pour être mangés.


Il est plus de minuit quand nous repartons; cette fois le vent est pour nous et un pagne attaché à une pagaie nous sert de voile. La brise est maintenant très faibles et la mer calmée ondule lourdement sous les étoiles. En approchant de Djibouti dont les lumières clignotent sur l'horizon, nous croisons les pécheurs arabes qui vont sur les bancs du large faire leur pêche nocturne. Ils partent au crépuscule, seuls sur leur pirogue. Arrivés sur les lieux de pêche, ils jettent leurs lignes de fond. Ils doivent attendre quelquefois plusieurs heures avant de relever leurs engins. Alors, couchés au fond de leur barque étroite, les yeux perdus dans le champs des étoiles, ils chantent pour ne pas s'endormir.

Souvent, par les nuits calmes, en pleine mer, j'ai entendu ces chants arabes, ces mélopées tristes sur des modes étranges, que le vent silencieux de la nuit porte au loin comme des fantômes. Ces voix mystérieuses semblent sortir des profondeurs de la mer. Par intervalles, elles se taisent et d'autres voix, très lointaines, répondent comme un écho.

Nous glissons rapidement à coté de quelques-unes de ces pirogues flottant inertes comme des troncs d'arbres. Au bruit de nos pagaies, une ombre se dresse. Nous échangeons un salut; mais déjà nous sommes passés et fondus dans la nuit.


Bien avant l'aube, je suis à Djibouti."

Henry de Monfreid, Les Secrets de la Mer Rouge.