lundi 11 octobre 2010

"Titres pour le scaphandrier"


J'ai plein d'artistes à vous faire découvrir, j'accumule les titres à partager dans une playlist, et je craint fort de ne jamais pouvoir vous les faire découvrir tous, pas moins d'une centaine de titres et autant d'artistes différents qui patientent gentiment dans ma playlist itune sous le doux nom de "titres pour le scaphandrier". Alors pour faire un peu le tri, j'en balance quatre d'un coup. Sans doute les plus récents ajouts mais cela n'a pas d'importance car ils sont tous aussi bons.

On commence un album que j'avais énormément aimé (qui d'ailleurs repasse à l'instant dans mes oreilles lorsque je vous écris cet article), c'est Tremens Industry de Raoul Sinier sorti en 2009. Surprenant de bout en bout, l'artiste aux multiples talents, dont ceux de vidéaste, graphiste et musicien, nous sert une musique pas forcément accessible à tous mais le résultat est là. L'introduction monumentale Overthoughts est géniale, une longue montée sans beat qui nous emmène loin loin loin, jusqu'à tomber dans The Hole puis on patiente dans Confusion Room pour enfin finir en beauté avec The Little Moose et Hard Summer. Déconstruite, rude, agressive, mais tout aussi fascinante, la musique de Raoul Sinier nous emporte malgré elle, au travers de dédales de break et de paysages synthétisants. Parfois au détour d'un break bien placé, nous rencontrons une créature mystérieuse tout droit sorti de l'univers torturé de Raoul Sinier. À écouter et à voir car l'album est accompagné d'un dvd illustrant la musique du monsieur. Je vous laisse donc le morceau que j'ai écouté jusqu'à faire saigner mes oreilles, The Hole.


Allez parce que j'adore ce morceau aussi



Raoul Sinier - Overthoughts (en écoute )



On enchaine ensuite avec Scuba, non il ne s'agit pas de l'acronyme de Self Contained Underwater Breathing Apparatus, comme on pourrait le penser sur un blog se prénommant Un Scaphandrier, mais plutôt le pseudo d'un artiste britannique du nom de Paul Rose. Je l'ai découvert je ne sais plus comment mais je crois avoir raté quelque chose. En effet le bonhomme a plusieurs sortis à son actif, dont son dernier album en date Triangulation (2010). J'ai eu du mal à me plonger dedans au début, mais au fur et à mesure des morceaux, la sauce prend et j'ai fini par bien aimer avec notamment les morceaux Before, Glance, You got me ou encore So you think you're special.


On poursuit avec TOKiMONSTA, l'unique demoiselle du label Brainfeeder, avec à sa tête Flying Lotus (qui traine dans la playlist "titre pour le scaphandrier" aussi...) et qui comprend notamment Lorn. Bref la demoiselle, dont les charmes ne me laissent point insensible, a su envouter également mes oreilles, comme quoi. Hop, voici Aching Nodes qui est sorti sur l'EP Cosmic Intoxication.



Et pour finir un peu de douceur avec Fridge composé entre autre d'Adem IIhan, Sam Jeffers et Kieran Hebden qui n'est autre que Four Tet, et leur morceau Cut up Piano and Xylophone. C'est gentil, pas violent du tout et on s'évade lentement mais surement.

lundi 4 octobre 2010

Lives et posture


Quelque chose qui m'a toujours intrigué chez les producteurs et dj de musiques électroniques, c'est justement la posture de ces derniers lors de prestation live et cela pour à peu près n'importe quels genres, du dubstep en passant par la techno jusqu'à l'electronica et l'IDM.


Nosaj Thing en Dj set, pour bien débuter une vidéo en HD.

La posture que arborent ces artistes est unique et je dirais caractéristique du genre. En effet le musicien est arc-bouté sur ses contrôleurs ou platines, un balancement du haut du corps et principalement de la tête vient cadencer la chose en s'alignant sur le tempo de la musique. L'ombre vibrante n'est pratiquement pas ou peu visible, parfois l'éclairage du laptop vient donner un visage à cette ombre. L'ombre prend vie grâce à de simples spots lumineux et parfois à un écran vidéo, tout deux placés en arrière de l'artiste.


Panda Valium live, notez le mouvement de tête.

Point de costume ou d'artifices vestimentaires, quoique certains n'hésitent pas à mettre un masque pour mieux entretenir le mystère, c'est à dire une banale histoire de marketing qui marchent du feu de dieu sur la jeunesse car c'est "so fashion". Juste un simple tee-shirt voir une chemise, une grande simplicité en sommes. Cette posture est, sans doute, née du fait de la présence de peu d'instruments et de matériels nécessaires et qui plus est un matériel immobile. Tout cela ne laissant que très peu de place à l'expression scénique et du fait de l'immobilité du matériel,la nécessité de rester à proximité de ce dernier.


Luke Abbott.

D'autre part, une sobriété et une retenue assez frappantes se dégagent des musiciens dits électroniques. En effet lors de la prestation live, rien ne laisse transparaître, parfois peut être une main ou un regard sur la foule déchaînée et enivrée. Ce n'est que seulement à la fin de la dite prestation que l'artiste se permet un geste, un sourire, des remerciements envers le public. Et je crois que c'est cela qui distingue les bons musiciens des mauvais. Ils savent s'effacer derrière la musique, ils laissent la musique envahir les lieux, ils la laissent envoûter la foule, la transcender, la transporter jusqu'à l'orgasme auditif.


Les maîtres de la sobriété.

Alors que d'autres, au contraire, ont besoin de se distinguer par une attitude ridicule car leur musique est creuse et sans envergure (Steve Aoki si tu nous regardes). "L'artiste" prend le pas sur la "musique".


Steve Kiki, ridicule n'est-il pas ?

Certains artistes vont encore plus loin c'est à dire qu'ils s'effacent complètement jusqu'à ne plus être visible du public, en s'effaçant notamment derrière un rideau comme par exemple Arandel. La prestation scénique est totalement absente, il n'y a que la musique et les sentiments que celle-ci retransmet au public.


James Holden, sauras-tu le retrouver dans le noir ?


Nil Hartman et son monome.

Ainsi pour toutes ces raisons qui sont la simplicité, la sobriété et l'humilité des artistes issus de la musique électronique, font que j'aime cette musique. Mais aussi parce que ces artistes laissent la musique prendre le devant de la scène et que la grande majorité des gens l'ont bien compris, qu'importe l'artiste, seule la musique compte.



dimanche 26 septembre 2010

Grisophobe


"J'aimerais raconter les glorieux couchers de soleil qui embrasaient le ciel quand nous faisions route au sud-ouest. Parler de ces couleurs trop riches et trop intenses pour les mots, qui s'enflammaient quand le soleil sombrait sous l'horizon, parant notre route d'or, de pourpre et de rose, d'émeraude, d'améthyste, de topaze et des teintes de mille fleurs. Alors le ciel était un océan d'une merveilleuse beauté sur lequel croisaient des vaisseaux féeriques aux voiles dorées, avec des oiseaux de paradis aux couleurs magiques, des îles enchantées couronnées de montagnes de pierre précieuse et des sommets coiffés de feu.
J'aimerais décrire ces nuits où j'étais de quart, arpentant le pont, en compagnie de la sombre silhouette de Larose debout à l'avant et d'Agnès à la barre. Je suis sûr que ces nuits auraient inspiré le poète et le musicien. Je me contenterai de dire que les eaux qui nous entouraient étaient inondées d'une lumière argentée et que notre quille laissait derrière nous un long sillage d'étincelante phosphorescence, quand des myriades d'animaux microscopiques allumaient leur petit fanal et brillaient de tout l'éclat de leur âme.
J'espère que le lecteur pardonnera l'indigence de ma prose et aura l'indulgence de ne pas se moquer d'un marin qui s'est aventuré sur un terrain autre que le sien."

Raymond Rallier du Baty, Aventures aux Kerguelen.

mardi 21 septembre 2010

Utopie


Pas de texte d'introduction aujourd'hui, on écoute juste.



Karl Heinz Schäfer - Utopia (OST Les Gants Blancs Du Diable)

Arovane ou Uwe Zahn est un artiste allemand, qui n'est plus beaucoup actif, voir quasiment plus depuis 2004, année à laquelle il a sorti son dernier album Lilies. La musique d'Arovane peut être définie comme organique, éthérée et mélodique. En effet la mélodie tient une place très importante dans les productions d'Arovane. Cette mélodie tend à donner un coté très nostalgie et mélancolique à cette musique. L'album Lilies est justement très marqué par ces différents sentiments, à l'image du titre Lilies, justement, ou encore Cry Osaka Cry. Les beats IDM/hip hop ne sont pas en restent, on retrouve un gros travail sur ce point là, comme par exemple sur Instand Gods Out Of The Box. Bref à vous de juger.



Arovane - Lilies



On enchaîne avec Mount Kimbie duo britannique composé de Dominic Maker et Kai Campos, a sorti dernièrement un album, Crooks and Lovers. Un album "post-dubstep" comme ils le définissent, que j'ai bien aimé avec le génial Mayor, même si je connais pas grand chose au dubstep, je vous conseille fortement cet album. Voici un remix de The Big Pink par Mount Kimbie, bien construit et totalement différent de l'original, ce qui en fait un bon remix en soit.


Et on termine avec Worriedaboutsatan, un autre duo britannique, issu de Leeds, avec un autre remix. Cette fois-ci c'est un remix de Icarus de White Hinterland. Envoûtant à souhait, un excellent remix produit par Gavin Miller et Tom Ragsdale. Je vous recommande leur album Arrivals sorti en 2009, ainsi qu'une grande partie de leurs productions dont certaines sont en accès libres sur leur blog, et en écoute .

Icarus (worriedaboutsatan remix) by worriedaboutsatan

lundi 13 septembre 2010

Un tunnel


Je me suis toujours posé la question de ce qu'on le ferait lorsqu'on arriverait à la situation où on aurait tout découvert, tout réalisé, tout trouver. Cette question concerne essentiellement les domaines où la créativité et la recherche sont omniprésentes comme par exemples la science, la musique et l'art en général. Car oui, plus on avance dans le temps plus les découvertes sont nombreuses, et donc il en reste moins à découvrir, si on considère qu'il y a un nombre de possibilité de création, certes très important mais définie. Le nombre de création possible diminuer par conséquent à chaque instant. Et avec Internet tout cela va encore beaucoup, beaucoup plus vite. Regardez le chemin parcourus depuis l'art préhistorique où l'on tambourinais sur des morceaux de bois et des peaux tendus ! Maintenant on est arrivé à creer de la musique avec une ou plusieurs machines. Dingue. Alors quand est-ce qu'on va arriver au bout de ce tunnel créatif, pour arriver face à un mur bétonné nous empêchant toute avancé ? Ferions nous demi-tour pour approfondir un peu plus ce qu'il a été créer précédemment ? Ou au contraire, à l'image de l'homme, nous trouverons un moyen de défoncer ce mur, pour passer au travers et continuer ainsi notre chemin. Mais peut être que ce mur n'existe tout simplement pas, car oui la création est infinie et n'a donc pas de limite. L'imaginaire et la créativité de l'homme est sans limite. Et c'est tant mieux.

On commence doucement avec un morceau de Rainer Weichhold qu'on retrouve dans la compilation Organic Tech House Vol.3 de Great Stuff Recording. Infernal est de ces morceaux qui prennent de l'ampleur au fur et à mesure du déroulement du morceau. Ça commence doucement et des choses ici et là viennent se greffer petit à petit. Moi j'aime bien.


On enchaine avec Secret Cinema aka Jeroen Verheij producteur hollandais qui a sorti dernièrement un EP Glad Chord, je sais plus la date exacte, mais on s'en fout. J'aime bien le morceau Basically, il est bien entrainant et tout et tout.



Secret Cinema - Basically



Sinon en ce moment j'entend beaucoup parlé de dOP. Il s'agit d'un trio français composé de Clement Zemstov, de Damien Vandesande et de Jonathan Illel qui tournent depuis 2007. Personnellement je les ai découvert grâce à une compilation (encore) qu'ils avaient réalisé pour Watergate. On y trouvait de nombreuses tracks et remixes des trois compères, dont les Fils du Calvaires en collaboration avec Noze.



dOP & Noze - Les Fils Du Calvaire



Et enfin on termine avec un remix de Midland, Leitmotif de Midland et Furiku, sorti sur l'EP Play The Game de Midland (logique). Là j'avoue je sais pas où est-ce que j'ai chopper ce remix, mais je regrette pas de l'avoir fait. A vous de juger.



Midland & Furiku - Leitmotif (Midland remix)




note : Sinon je suis revenu à Mediafire pour l'herbergement, je me suis fait virer de l'autre pour usage abusif et multi-compte. Donc plus d'écoute en directe.

mercredi 8 septembre 2010

Ceci n'est pas un titre



Je vous avais parler d'Arandel il y a de ça quelques semaines. Depuis la sortie de son album In D, le projet fait grandement parler de lui avec de nombreux retours (très positifs) de la part de blogs en tout genre, de revues et d'émissions (Electron Libre, le dernier en date). Le 18 aout dernier Arandel, comme une grande partie du label InFine et ainsi que de nombreux autres artistes se sont retrouvés dans un lieu hors du commun, une carrière du Normandoux, pour partager et échanger entre eux mais également avec le public lors de différents live. Je n'ai pu y assister (manque de temps et pas les moyens) mais sur le site du label il y a un petit résumé de la prestation d'Arandel () et ils nous offrent un petit extrait de ce live, d'un peu plus de 7 min. Tout cela me donne grandement envie d'aller voir ce projet en live.

Autre style, Chris Clark ou tout simplement Clark est un artiste anglais, poulains du label Warp, qui produit une electronica fortement marquée par des beats ravageurs savamment posés mais qui ne vont pas occulter une mélodie nébuleuse et déchirante. La musique de Clark est énergique, folle, excitante et ravageuse. Moi j'adore et surtout son dernier album sorti en 2009, Totems Flare, avec comme par exemple l'excellentissime Growls Garden, le Future Daniel, le Suns of Temper ou encore le Rainbow Voodoo, dont le final de cette track me rend complètement dingue.

Clark - Growls Garden



Sur ce je retourne écouter cet album dingue et bonne rentrée.

samedi 4 septembre 2010

Immersion 006 - A Simple Day

Turner

Voyage lors d'une journée d'été. Depuis l'aube jusqu'au couché du soleil. Une courte ballade où il est bon de se laisser porter par son imaginaire, ne serait-ce quelques instants. Il ne s'agit que d'une simple journée, comme beaucoup qui se sont déroulées, qui se déroule et qui se dérouleront. Les simples journées n'ont pas finit d'exister bien qu'elles ne soient qu'éphémères. On file au travers, sans y prêter attention, car il ne s'agit que d'une simple journée. Posons nous un instant et profitons de cette journée, encore juste un moment.




Tracklist :

Michael Andrews - Philosophy of Time Travel
Two Lone Swordsmen & a Being - Pallor
D'Incise - One Minute For The Sun
Hakimonu - Clairvoyante (prélude)
Walls - Hang Four (Banjo Or Freakout Remix)
Apparat - Not A Number
Nathan Fake - Long Sunny
Worriedaboutsatan - Arrivals
Rudi Arapahoe - To Gather Flowers
Burial - Night Bus
Smetana - The Moldau (Herbert Von Karajan)
Susumu Yokota - Gekkoh
Biosphere - Sphere of No-Form
Geinoh Yamashirogumi - Keneda (OST Akira)
Arandel - In D#8
Boards Of Canada - The Color of Fire
Secede - Born In A Tropical Swamp
James Holden - Flute
Ricardo Tobar - Sometimes
Belong - I'm Too Sleepy...Shall We Swim
Fuse - Nitedrive
Brian Eno - Just Another Day
Helios - Luek