lundi 13 septembre 2010

Un tunnel


Je me suis toujours posé la question de ce qu'on le ferait lorsqu'on arriverait à la situation où on aurait tout découvert, tout réalisé, tout trouver. Cette question concerne essentiellement les domaines où la créativité et la recherche sont omniprésentes comme par exemples la science, la musique et l'art en général. Car oui, plus on avance dans le temps plus les découvertes sont nombreuses, et donc il en reste moins à découvrir, si on considère qu'il y a un nombre de possibilité de création, certes très important mais définie. Le nombre de création possible diminuer par conséquent à chaque instant. Et avec Internet tout cela va encore beaucoup, beaucoup plus vite. Regardez le chemin parcourus depuis l'art préhistorique où l'on tambourinais sur des morceaux de bois et des peaux tendus ! Maintenant on est arrivé à creer de la musique avec une ou plusieurs machines. Dingue. Alors quand est-ce qu'on va arriver au bout de ce tunnel créatif, pour arriver face à un mur bétonné nous empêchant toute avancé ? Ferions nous demi-tour pour approfondir un peu plus ce qu'il a été créer précédemment ? Ou au contraire, à l'image de l'homme, nous trouverons un moyen de défoncer ce mur, pour passer au travers et continuer ainsi notre chemin. Mais peut être que ce mur n'existe tout simplement pas, car oui la création est infinie et n'a donc pas de limite. L'imaginaire et la créativité de l'homme est sans limite. Et c'est tant mieux.

On commence doucement avec un morceau de Rainer Weichhold qu'on retrouve dans la compilation Organic Tech House Vol.3 de Great Stuff Recording. Infernal est de ces morceaux qui prennent de l'ampleur au fur et à mesure du déroulement du morceau. Ça commence doucement et des choses ici et là viennent se greffer petit à petit. Moi j'aime bien.


On enchaine avec Secret Cinema aka Jeroen Verheij producteur hollandais qui a sorti dernièrement un EP Glad Chord, je sais plus la date exacte, mais on s'en fout. J'aime bien le morceau Basically, il est bien entrainant et tout et tout.



Secret Cinema - Basically



Sinon en ce moment j'entend beaucoup parlé de dOP. Il s'agit d'un trio français composé de Clement Zemstov, de Damien Vandesande et de Jonathan Illel qui tournent depuis 2007. Personnellement je les ai découvert grâce à une compilation (encore) qu'ils avaient réalisé pour Watergate. On y trouvait de nombreuses tracks et remixes des trois compères, dont les Fils du Calvaires en collaboration avec Noze.



dOP & Noze - Les Fils Du Calvaire



Et enfin on termine avec un remix de Midland, Leitmotif de Midland et Furiku, sorti sur l'EP Play The Game de Midland (logique). Là j'avoue je sais pas où est-ce que j'ai chopper ce remix, mais je regrette pas de l'avoir fait. A vous de juger.



Midland & Furiku - Leitmotif (Midland remix)




note : Sinon je suis revenu à Mediafire pour l'herbergement, je me suis fait virer de l'autre pour usage abusif et multi-compte. Donc plus d'écoute en directe.

mercredi 8 septembre 2010

Ceci n'est pas un titre



Je vous avais parler d'Arandel il y a de ça quelques semaines. Depuis la sortie de son album In D, le projet fait grandement parler de lui avec de nombreux retours (très positifs) de la part de blogs en tout genre, de revues et d'émissions (Electron Libre, le dernier en date). Le 18 aout dernier Arandel, comme une grande partie du label InFine et ainsi que de nombreux autres artistes se sont retrouvés dans un lieu hors du commun, une carrière du Normandoux, pour partager et échanger entre eux mais également avec le public lors de différents live. Je n'ai pu y assister (manque de temps et pas les moyens) mais sur le site du label il y a un petit résumé de la prestation d'Arandel () et ils nous offrent un petit extrait de ce live, d'un peu plus de 7 min. Tout cela me donne grandement envie d'aller voir ce projet en live.

Autre style, Chris Clark ou tout simplement Clark est un artiste anglais, poulains du label Warp, qui produit une electronica fortement marquée par des beats ravageurs savamment posés mais qui ne vont pas occulter une mélodie nébuleuse et déchirante. La musique de Clark est énergique, folle, excitante et ravageuse. Moi j'adore et surtout son dernier album sorti en 2009, Totems Flare, avec comme par exemple l'excellentissime Growls Garden, le Future Daniel, le Suns of Temper ou encore le Rainbow Voodoo, dont le final de cette track me rend complètement dingue.

Clark - Growls Garden



Sur ce je retourne écouter cet album dingue et bonne rentrée.

samedi 4 septembre 2010

Immersion 006 - A Simple Day

Turner

Voyage lors d'une journée d'été. Depuis l'aube jusqu'au couché du soleil. Une courte ballade où il est bon de se laisser porter par son imaginaire, ne serait-ce quelques instants. Il ne s'agit que d'une simple journée, comme beaucoup qui se sont déroulées, qui se déroule et qui se dérouleront. Les simples journées n'ont pas finit d'exister bien qu'elles ne soient qu'éphémères. On file au travers, sans y prêter attention, car il ne s'agit que d'une simple journée. Posons nous un instant et profitons de cette journée, encore juste un moment.




Tracklist :

Michael Andrews - Philosophy of Time Travel
Two Lone Swordsmen & a Being - Pallor
D'Incise - One Minute For The Sun
Hakimonu - Clairvoyante (prélude)
Walls - Hang Four (Banjo Or Freakout Remix)
Apparat - Not A Number
Nathan Fake - Long Sunny
Worriedaboutsatan - Arrivals
Rudi Arapahoe - To Gather Flowers
Burial - Night Bus
Smetana - The Moldau (Herbert Von Karajan)
Susumu Yokota - Gekkoh
Biosphere - Sphere of No-Form
Geinoh Yamashirogumi - Keneda (OST Akira)
Arandel - In D#8
Boards Of Canada - The Color of Fire
Secede - Born In A Tropical Swamp
James Holden - Flute
Ricardo Tobar - Sometimes
Belong - I'm Too Sleepy...Shall We Swim
Fuse - Nitedrive
Brian Eno - Just Another Day
Helios - Luek

lundi 30 août 2010

Session live : General Elektriks

General Elektriks ou encore Hervé Slaters est un musicien multi-instrumentiste de talent. Pas la peine de détailler son style, sa musique, beaucoup en parlent mais le mieux c'est de l'écouter. Certes on peut écouter General Elektriks chez soi, en mode pépère je me la coule douce dans mon fauteuil ou alors on peut l'écouter en live. Et c'est là qu'on prend la pleine mesure du talent d'Hervé Slaters. Véritable ressort sur pattes, il n'arrête pas, sautille, décolle les doigts accrochés à son clavier, il semble être en transe, il est en transe ! J'ai eu l'occasion de le voir en live lors d'un festival, et croyez moi c'est la folie. On en prend plein les oreilles, plein les jambes aussi. Si vous avez l'occasion de le voir en live n'hésitez pas, courez le voir ! Sinon vous pouvez vous rattraper en regardant ce live à l'Olympia, enregistrer par Arte. Vous avez le droit de sauter partout chez vous.


jeudi 19 août 2010

Aube



"J'ai embrassé l'aube d'été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte. Les camps d'ombre ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine où je l'ai dénoncée au coq. À la grand'ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quas de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

Au reveil il était midi."

Arthur Rimbaud.

Helios ou Goldmund ou encore Keith Kenniff, est un artiste américain plutôt discret qui nous entraine dans une musique à l'ambiance atmosphérique et tout en douceur. Il a sorti plusieurs albums comme Unomia (2004) ou Eingya (2006). Sa musique composée essentiellement de nappes lancinantes qui parfois s'agrémentent de touches de batteries ou de piano, est envoutante et relaxante. Le monde d'Helios s'ouvre à vous, n'hésitez pas.
Ensuite on poursuit avec Arandel, là aussi peu d'informations. J'avais juste retenu son nom suite à un mix sublime qu'il avait fait pour Tsugi. Mais on ne sait rien de qui se cache derrière le pseudonyme Arandel. Rien. Sans doute pour mieux s'accaparer sa musique. Projet audacieux qui veut se détacher des samples et autres synthétiseurs. L'outil technologique n'est là que pour soutenir la musique organique, rien de plus. Le premier album d'Arandel, In D, composé de 8 pièces qui ne portent que pour titre, un numéro. La musique d'Arandel est l'une des plus agréables surprises de cette année je trouve, chaque déclinaison est tout bonnement magnifique. Difficile de décrire véritablement avec des mots ce qu'est la musique d'Arandel, le mieux est de fermer les yeux et d'écouter. Je vous recommande vivement de vous procurer son album.

Et enfin on termine avec Gold Panda, un britannique qui berce dans l'electronica. Il a sorti un EP remarqué et remarquable, Miyamae. Fortement inspiré du Japon où il y a fait des études, Gold Panda nous délivre une musique proche de Four Tet avec des beats entrainant et où le rêve semble tenir un place importante. À suivre de très près.

Gold Panda - Back Home


Bonus :


Il est temps de se lever.

vendredi 13 août 2010

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.


J'ai souvent entendu ce genre de phrase "Lorsqu'on fait un voyage pour aller à Paris, par exemple, l'objectif n'est pas de prendre la voiture ou le train mais d'aller à Paris" et bien moi j'ai envie de dire non. Parfois je me dit que la finalité des voyages n'est pas de se rendre à une destination précise mais plutôt le fait de "voyager". Prendre plaisir à se déplacer à travers le monde, sans destination précise, juste pour le plaisir de voyager. On attend patiemment que le voyage se déroule, on regarde le paysage défiler sous nos yeux. J'aimerais parfois prendre la voiture et rouler sans fin, juste pour rouler, ne pas suivre une route définie par avance, filez tout droit, l'aventure quoi. En fait je pense que j'aimerais juste voyager tout simplement, juste moi et la route. Un jour je le ferais, un jour.

Mais avant tout, partageons un peu de musique.

On commence doucement avec un morceau sublime de Rudi Arapahoe sorti sur son album Echoes From One To Another. Ce morceau c'est Conversation Piece, franchement c'est magnifique, il y a toute une ambiance qui se dégage de cette track. Mélancolie et douceur sont au rendez-vous.

Rudi Arapahoe - Conversation Piece


On enchaîne ensuite avec Nathan Fake, génie britannique au style aérien de l'electronica-IDM, et un titre tiré de son album Hard Islands : Basic Moutain.
Sinon il y a peu le nouvel album de Boris Brejcha est sorti sur le label Harthouse, My Name Is, tel est son nom. Album plaisant mais quelque peu poussif, quelques tracks se démarquent malgré tout comme par exemple The Time Has Come ou encore Flockentanz.

Et enfin on termine avec une petite vidéo. Clip réaliser par Michel Gondry pour le titre Star Guitar de Chemical Brothers. Un travail de réalisation remarquable à regarder absolument.


Titre : Joachim Du Bellay

dimanche 8 août 2010

Black Strobe


Arnaud Rebotini est l'un des mes artistes favoris sinon LE favoris. J'ai toujours plaisir à réécouter l'album Music Components ainsi que ces autres productions. Mais c'est que le monsieur s'investit aussi dans d'autres projets comme par exemple le groupe Black Strobe.

Arnaud Rebotini et Ivan Smagghe, deux amis qui travaillent comme vendeurs pour Rough Trade, décident de mettre en commun leurs talents pour former le groupe Black Strobe en 1997. Ils vont rapidement sortir un premier morceau Paris Acid City.



Puis vient en 2002, le morceau qui vient confirmer cette tendance electroclash, Me and Madonna. Ce même morceau va se retrouver sur leur premier EP qui sort en 2004, Chemical Sweet Girl. On y retrouve la touche Rebotinienne je trouve, mais bon.


Peu à peu le groupe s'étoffe et viennent se greffer au duo, des musiciens organique comme par exemple Mathieu Zub, Bastien Burger et Benjamin Beaulieu qui constitue la formation actuelle du groupe avec Arnaud Rebotini. En 2007, plusieurs remaniements ont lieu, en effet Ivan Smagghe quitte le groupe car il ne semble plus trouver sa place au sein de celui-ci et une nouvelle orientation musicale est choisie, plus rock/metal, plus industrielle, plus techno. La même année sort le premier album de Black Strobe, Burn our own church. Album excellent avec des titres phares comme par exemple I'm a Man reprise de Bo Diddley ou encore personnellement le titre Brenn Di Ega Kjerke, veritable morceau dynamique à souhait, un de ses morceaux qu'il faut absolument écouter en live, déchaînement assuré. Simple et efficace.


Dernièrement Arnaud Rebotini a sorti plusieurs remix sous le nom de Black Strobe, et le groupe a sorti un nouvel EP en 2009, Back From Beyond avec un clip signé Laurent Chanez, avec un retour à la tendance electroclash je trouve, mais toujours avec la touche de Monsieur Rebotini. Bref j'espère qu'il va continuer à s'investir comme ça.



Bonus :