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mardi 12 juillet 2011

119 jours


Il y a de cela 119 jours j'écrivais mon dernier article et sans crier gare je m'absentais pour quelques temps du monde de la blogosphère. Bien que mon emploi du temps fut bien chargé, même trop chargé, j'ai pu rester informé des nouvelles sorties comme par exemple le dernier album de Alva Noto et Ryuichi Sakamoto, l'album d'Arnaud Rebotini, celui de Mondkopf, celui de When Saints Go Machine ou encore le dernier EP de Rone, So So So. Bref du très lourd, qu'il me serait difficile de résumer en quelques phrases maintenant, mais dont je tacherais dans les prochains temps de parler si j'ai le temps.

Mais pour le moment c'est la reprise et je vous fais part de mes petites découvertes d'il y a quelques mois qui ont su attirer mon attention lorsque je devais "joyeusement" passer mes longues soirées à rédiger, corriger, mettre en page des (foutus) rapports. J'ai été obligé de faire une sélection importante, car il y avait trop de morceaux à vous faire partager, comme d'habitude.

Bref, on commence avec Panda Valium que je vous avais déjà présenté auparavant lors de la sortie de son album, Bubo. Toujours aussi actif avec des publications régulières sur son soundcloud, je vous présente ici un remix d'une track de (E) aka Maxime Caouren, un angevin qui est plutôt (voir même très) doué. Un remix très bien construit avec toujours la patte reconnaissable de l'artiste basque. Un morceau parfait pour l'été, d'ailleurs il faudrait que je pense à demander un mp3 !
Autre découverte grâce à l'outil Soundcloud, Aebeloe. Artiste danois, relativement peu connu, quelques EP de sorti dont Farver que je vous recommande avec des titres comme Nom ou Farver justement. Aebeloe produit une electronica rêveuse mais toujours très terre-à-terre tout de même, en s'approchant d'une techno épurée à l'image parfois des travaux de Jatoma (enfin je trouve). Je l'ai découvert grâce à un remix du morceau Brazil de FaltyDL, dont les parties sont facilement accessibles quelque part sur le web en cherchant un peu pour les remixeurs intéressés. N'ayant pas tellement accroché au morceau d'origine, Aebeloe a su lui donner le petit quelque chose qui me manquait pour vraiment me combler.
Enfin pour terminer Magic Panda. Et oui un autre panda, mais celui-ci nous vient directement d'Angleterre et plus précisément de Norwich. Jamie Robson, de son vrai nom, produit une electronica lo-fi avec un attention toute particulière au niveau de la mélodie. Il est sorti, il y a quelques temps son premier EP sur Maripoza avec deux morceaux géniaux, Dream Theory et The Glass Mountain (très recommandé là encore). Un second EP ne saurait tardé, avec à coup sur des titres aussi bons et aussi dansants que les précédents.


Je vous conseille fortement de suivre ces artistes si ce n'est pas déjà le cas. Sinon, j'espère que cela vous convient pour une reprise, car cela ne fait que commencer (ou recommencer) !

lundi 4 octobre 2010

Lives et posture


Quelque chose qui m'a toujours intrigué chez les producteurs et dj de musiques électroniques, c'est justement la posture de ces derniers lors de prestation live et cela pour à peu près n'importe quels genres, du dubstep en passant par la techno jusqu'à l'electronica et l'IDM.


Nosaj Thing en Dj set, pour bien débuter une vidéo en HD.

La posture que arborent ces artistes est unique et je dirais caractéristique du genre. En effet le musicien est arc-bouté sur ses contrôleurs ou platines, un balancement du haut du corps et principalement de la tête vient cadencer la chose en s'alignant sur le tempo de la musique. L'ombre vibrante n'est pratiquement pas ou peu visible, parfois l'éclairage du laptop vient donner un visage à cette ombre. L'ombre prend vie grâce à de simples spots lumineux et parfois à un écran vidéo, tout deux placés en arrière de l'artiste.


Panda Valium live, notez le mouvement de tête.

Point de costume ou d'artifices vestimentaires, quoique certains n'hésitent pas à mettre un masque pour mieux entretenir le mystère, c'est à dire une banale histoire de marketing qui marchent du feu de dieu sur la jeunesse car c'est "so fashion". Juste un simple tee-shirt voir une chemise, une grande simplicité en sommes. Cette posture est, sans doute, née du fait de la présence de peu d'instruments et de matériels nécessaires et qui plus est un matériel immobile. Tout cela ne laissant que très peu de place à l'expression scénique et du fait de l'immobilité du matériel,la nécessité de rester à proximité de ce dernier.


Luke Abbott.

D'autre part, une sobriété et une retenue assez frappantes se dégagent des musiciens dits électroniques. En effet lors de la prestation live, rien ne laisse transparaître, parfois peut être une main ou un regard sur la foule déchaînée et enivrée. Ce n'est que seulement à la fin de la dite prestation que l'artiste se permet un geste, un sourire, des remerciements envers le public. Et je crois que c'est cela qui distingue les bons musiciens des mauvais. Ils savent s'effacer derrière la musique, ils laissent la musique envahir les lieux, ils la laissent envoûter la foule, la transcender, la transporter jusqu'à l'orgasme auditif.


Les maîtres de la sobriété.

Alors que d'autres, au contraire, ont besoin de se distinguer par une attitude ridicule car leur musique est creuse et sans envergure (Steve Aoki si tu nous regardes). "L'artiste" prend le pas sur la "musique".


Steve Kiki, ridicule n'est-il pas ?

Certains artistes vont encore plus loin c'est à dire qu'ils s'effacent complètement jusqu'à ne plus être visible du public, en s'effaçant notamment derrière un rideau comme par exemple Arandel. La prestation scénique est totalement absente, il n'y a que la musique et les sentiments que celle-ci retransmet au public.


James Holden, sauras-tu le retrouver dans le noir ?


Nil Hartman et son monome.

Ainsi pour toutes ces raisons qui sont la simplicité, la sobriété et l'humilité des artistes issus de la musique électronique, font que j'aime cette musique. Mais aussi parce que ces artistes laissent la musique prendre le devant de la scène et que la grande majorité des gens l'ont bien compris, qu'importe l'artiste, seule la musique compte.



dimanche 30 mai 2010

Découvertes


Il y a de ces découvertes qui vous marquent plus que d'autres. Vous les découvrez sur un podcast, par des articles sur des blogs, à la radio, ou encore du simple fait du hasard en tombant "miraculeusement" dessus lors d'un petit voyage internet. Bref, vous écouter le morceau, et là quelque chose se passe, au plus profond de vous même, vous savez que le morceau qui est en train de défiler, est d'exceptionnel. Il vous bouleverse ou vous donne un incroyable envie de bouger, de remuer sa tête inconsciemment, de taper du pied, de pianoter avec ces doigts. Au contraire il peut vous donner le désir de fermer lentement les yeux, de vous évader sereinement vers n'importes quelles destinations célestes. Bref un morceau qui vous sort de votre léthargie quotidienne. Et cette semaine, j'ai eu la chance d'être confronter à ce genre de morceaux, produit par deux artistes : Idioma et Panda Valium.

Le premier -Idioma- je ne sais quasiment rien. Je sais juste qu'il(s) a/ont sorti un EP, Landscapes en 2009. Et que le morceau Landscapes s'est retrouvé sur la compilation Live At Robert Johnson de Roman Flügel qui est sortie récemment. Donc le morceau Landscapes, que dire ? Si ce n'est qu'il s'agit d'une somptueuse ballade avec des mélodies presque enfantines. Il s'agit d'un morceau qui prend toute sa dimension dans sa longueur, il faut prendre son temps pour le savourer comme il se doit. Puis peu à peu, à l'image de la pochette, l'envie de s'évader en écoutant ce morceau se fait de plus en plus présente. Alors n'hésitez plus, lâchez vous.



Le second : Panda Valium. Lui aussi se fait remarquer et fini par être sampler dans une compilation du magasine Tsugi avec le titre Overmalegan. Il a sorti le 3 mai dernier son premier album qui a pour nom, Bubo et je dois avouer qu'avec les titres qu'il propose en écoute sur son myspace ou ici et là, j'ai hâte de me le procurer moi cet album. Panda Valium délivre une musique à la limite de l'hypnotique, avec de grandes et épaisses nappes associer à des mélodies mélancoliques et qui semble appeler à une évasion quasi-totale. Une musique graduelle, musclée, et captivante, voilà ce que nous sert Panda Valium.