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samedi 30 juillet 2011

A break with the clouds


Mon espace de travail étant en face d'une fenêtre et n'ayant rien d'autres que des champs à observer, il m'arrive très souvent, trop souvent d'ailleurs, à me surprendre à regarder le ciel. Bon je l'avoue ça peut paraitre puéril comme activité, mais on y observe des choses étonnantes si l'on s'y attarde un moment. Ainsi j'ai eu la chance de pouvoir observer des asperatus avec dans les oreilles You Are Here (Live remix) de Nathan Fake, expérience que je qualifierais de déroutante et fantastique. Bon je ne vais pas faire dans le discours bateau du style "chaque nuage est unique bla bla bla c'est beau bla bla bla", ce n'est pas l'objet mais je vous conseille par moment de vous détendre d'enfiler votre casque audio, de lancer la musique de votre choix et de vous détendre, car non ce n'est pas du temps de perdu, c'est du temps pour soi.

Ainsi on parmi les morceaux sélectionnés on pourra retrouver le vol de l'albatros de Fairmont, The Flight Of Albatros. Morceau présent sur l'album du canadien, Coloured In Memory sorti en 2007 sur Border Community. Un morceau élégant, millimétré avec la touche de Fairmont tout à fait identifiable. À l'image de Cantona et d'une de ses phrases mythiques " When the seagulls follow the trawler, it's because they think sardines will be thrown into the sea" on peut dire que l'albatros de Fairmont nous suit quand nous l'écoutons car il pense que nous serons jettés dans les limbes de son monde imaginaire, tôt ou tard.


Toujours en rapport avec le label Border Community, prenons le boss : James Holden. Ce mec là, m'a toujours impressionné même si parfois je ne suis pas entièrement d'accord avec lui, notamment en ce qui concerne "the Ableton techno". Néanmoins, j'affectionne beaucoup ces remixes (celui de Mercury Rev...waouh) et il s'avèrent que James Holden est aussi un producteur capable de bonnes choses. The Idiot Are Winning par exemple présente des morceaux intéressants comme Corduroy, 10101 ou encore Idiot, mais aussi des morceaux assez inutiles. Bref, bilan mitigé pour cet album. Malgré tout, James Holden reste un producteur de talent et voici l'un de mes morceaux préféré, bien que je ne sache pas pourquoi véritablement. Faite donc un break en regardant les nuages.


Ensuite, Ryan Davis, je ne le connaissais pas il y a encore quelques mois et je le regrette un peu. Producteur allemand assez actif avec des sorties sur Traum, Proton Music et d'autres encore. Ryan Davis a su attirer mon intention avec son morceau Clouds Passing By et puis j'ai tout de suite accroché. Avec des morceaux appelant à l'évasion dans les grands espaces, Ryan Davis est terriblement efficace et plus particulièrement avec Wide Open Spaces (surtout à 5 min !!). Enjoy !



Sinon, pour le prochain post attendez vous à une nouvelle mixtape, car ça fait longtemps et j'ai bien envie d'en faire une.

lundi 4 octobre 2010

Lives et posture


Quelque chose qui m'a toujours intrigué chez les producteurs et dj de musiques électroniques, c'est justement la posture de ces derniers lors de prestation live et cela pour à peu près n'importe quels genres, du dubstep en passant par la techno jusqu'à l'electronica et l'IDM.


Nosaj Thing en Dj set, pour bien débuter une vidéo en HD.

La posture que arborent ces artistes est unique et je dirais caractéristique du genre. En effet le musicien est arc-bouté sur ses contrôleurs ou platines, un balancement du haut du corps et principalement de la tête vient cadencer la chose en s'alignant sur le tempo de la musique. L'ombre vibrante n'est pratiquement pas ou peu visible, parfois l'éclairage du laptop vient donner un visage à cette ombre. L'ombre prend vie grâce à de simples spots lumineux et parfois à un écran vidéo, tout deux placés en arrière de l'artiste.


Panda Valium live, notez le mouvement de tête.

Point de costume ou d'artifices vestimentaires, quoique certains n'hésitent pas à mettre un masque pour mieux entretenir le mystère, c'est à dire une banale histoire de marketing qui marchent du feu de dieu sur la jeunesse car c'est "so fashion". Juste un simple tee-shirt voir une chemise, une grande simplicité en sommes. Cette posture est, sans doute, née du fait de la présence de peu d'instruments et de matériels nécessaires et qui plus est un matériel immobile. Tout cela ne laissant que très peu de place à l'expression scénique et du fait de l'immobilité du matériel,la nécessité de rester à proximité de ce dernier.


Luke Abbott.

D'autre part, une sobriété et une retenue assez frappantes se dégagent des musiciens dits électroniques. En effet lors de la prestation live, rien ne laisse transparaître, parfois peut être une main ou un regard sur la foule déchaînée et enivrée. Ce n'est que seulement à la fin de la dite prestation que l'artiste se permet un geste, un sourire, des remerciements envers le public. Et je crois que c'est cela qui distingue les bons musiciens des mauvais. Ils savent s'effacer derrière la musique, ils laissent la musique envahir les lieux, ils la laissent envoûter la foule, la transcender, la transporter jusqu'à l'orgasme auditif.


Les maîtres de la sobriété.

Alors que d'autres, au contraire, ont besoin de se distinguer par une attitude ridicule car leur musique est creuse et sans envergure (Steve Aoki si tu nous regardes). "L'artiste" prend le pas sur la "musique".


Steve Kiki, ridicule n'est-il pas ?

Certains artistes vont encore plus loin c'est à dire qu'ils s'effacent complètement jusqu'à ne plus être visible du public, en s'effaçant notamment derrière un rideau comme par exemple Arandel. La prestation scénique est totalement absente, il n'y a que la musique et les sentiments que celle-ci retransmet au public.


James Holden, sauras-tu le retrouver dans le noir ?


Nil Hartman et son monome.

Ainsi pour toutes ces raisons qui sont la simplicité, la sobriété et l'humilité des artistes issus de la musique électronique, font que j'aime cette musique. Mais aussi parce que ces artistes laissent la musique prendre le devant de la scène et que la grande majorité des gens l'ont bien compris, qu'importe l'artiste, seule la musique compte.