mardi 14 décembre 2010

Classement 2010

Voilà je pense qu'il est temps d'effectuer ce classement. Pour ma première année dans la blogosphère, l'année 2010, il y a eu pas mal de sorties intéressantes, des déceptions, des surprises et des confirmations. Ainsi dans ce "classement" je vais tenter tant bien que mal, de faire un petit bilan des sorties qui m'ont marquées cette année. Il s'agit là d'un classement tout à fait personnel, car je suis certainement passé à coté de très bonnes choses qui ne seront pas présente ici. J'ai essayé de choisir de manière assez rigoureuse les albums qui ont su attirer mon attention, et sur lesquels, je n'ai pas de difficulté à revenir et cela à n'importe quel moment. J'ai essayé aussi de prendre en compte la cohérence entre les morceaux au sein de l'album. D'autre part je suis incapable de classer par un ordre de préférence en choisissant de mettre en tête tel album tandis de mettre celui là en fin de classement, car pour la simple et bonne raison que chaque album a su se démarquer d'une manière qui lui est propre et qui a su me toucher. Bref pas de classement en soit, mais plus une sélection des meilleurs albums de cette année.

Voici par conséquent, le premier classement des albums de l'année 2010 du Scaphandrier :


Four Tet - There Is Love In You (Domino, janvier)


Ripperton - Niwa (Green, février)


Pantha du Prince - Black Noise (Rough Trade, février)


Scuba - Triangulation (Hotflush Recordings, mars)


Bonobo - Black Sands (Ninja Tune, mars)


Caribou - Swim (City Slang, avril)


Crystal Castles - Crystal Castles (II) (Fiction record, mai)


Panda Valium - Bubo (Edelweiss, mai)


Flying Lotus - Cosmogramma (Warp, mai)


Efdemin - Chicago (Dial, mai)


Applescal - A Mishmash Of Changing Moods (Traum Schallplatten, mai)


Arandel - In D (Infine, juin)


Emeralds - Does it look like i'm here ? (Ed. Mego, juin)


Dragoide - Prisma (Suonofantasma, juin)


Lorn - Nothing Else (Brainfeeder, juin)


Mount Kimbie - Crooks & Lovers (Hotflush Recordings, juillet)


Shed - The Traveller (Ostgut Ton, août)


Matthew Dear - Black City (Ghostly International, août)


Tzolk'in - Tonathiu (Ant-Zen, septembre)


Salem - King Night (Iamsound, septembre)


John Roberts - Glass Eights (Dial Record, octobre)


Gold Panda - Lucky Shiner (Ghostly International/Notown, octobre)


Christopher Rau - Asper Clouds (Smallville, novembre)


Jatoma - Jatoma (Kompakt, novembre)


Igorrr - Nostril (Ad Noiseam, novembre)


Matta - Prototype (Ad Noiseam, novembre)


Sélection très éclectique avec l'apparition de nouvelles têtes auxquelles il va falloir faire très attention durant les prochaines années avec notamment Panda Valium, Jatoma, des confirmations avec Gold Panda et des valeurs sures comme par exemple Pantha du Prince. Bref une belle année tout de même, l'année 2011 risque d'être tout aussi riche avec des artistes comme Shigeto, Balam Acab ou encore Mondkopf, dont on attend avec impatience les albums.


dimanche 12 décembre 2010

America


"J'empoignais la guitare. C'était une excellente Ediphone. Ce n'est pas très commode de jouer assis par terre, et je dis à Dick :
- Ça ne vous fait rien que j'aille chercher le coussin de la bagnole ?
- Je vais avec vous, dit Jicky
Et elle fila comme une anguille à travers les branche.
Cela faisait un drôle d'effet de voir ce corps de gosse, sous cette tête de starlette, au milieu des buissons pleins d'ombres foncées. Je posai la guitare, et je la suivis. Elle avait de l'avance, et, quand j'atteignis la voiture, elle revenait déjà, chargée du lourd siège en cuir.
- Donnez ça ! dis-je.
- Laissez-moi tranquille, Tarzan ! cria-t-elle.
Je n'écoutai pas ses protestations, et je la saisis par derrière comme une brute. Elle lâcha le coussin et se laissa faire. J'aurais pris une guenon. Elle dut s'en rendre compte et se débattit de son mieux. Je me mis à rire. J'aimais ça. L'herbe était haute, à cet endroit-là, et douce comme un matelas pneumatique. Elle glissa sur le sol et je l'y rejoignis. Nous luttions tous les deux comme des sauvages. Elle était bronzée jusqu'à la pointe des seins, sans ces marques de soutien-gorge qui défigurent tant de filles nues. Et lisse comme un abricot, nue comme une petite fille, mais, quand je réussis à la tenir sous moi, je compris qu'elle en savait plus qu'une petite fille. Elle me donna le meilleur échantillon de technique que j'aie eu depuis bien des mois. Sous mes doigts, je sentais ses reins lisses et creusés, et, plus bas, ses fesses, fermes comme des melons d'eau. Cela dura dix minutes à peine. Elle fit mine de s'endormir, et, au moment où je me laissais aller à fond, elle me lâcha comme un ballot et s'enfuit, devant moi, vers la rivière. Je ramassai le coussin et je courus derrière elle. Au bord de l'eau, elle prit son élan, et plongea sans une éclaboussure.
- Vous vous baignez déjà ?"

Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes.


mercredi 8 décembre 2010

BlahBlah


La fin de l'année approche à grands pas, le temps des bilans, classements et des résolutions aussi. Mais pas pour l'instant. Il nous reste encore du temps à partager avant le grand rush de fin d'année, je pense que je ne pourrais éviter cette coutume dans la chronique de musique, qui est de faire le classement des albums de l'année. Je n'ai pas encore réfléchis à qui je vais mettre dans ce classement, mais il y a des idées qui traînent. Vous verrez cela en temps voulu.
Pour le moment parlons musique. Plusieurs morceaux, plusieurs genres, mais de la bonne musique.

On commence avec NUfrequency et le remix de Motor City Drum Ensemble de Fallen Hero, et bien je peux vous dire que ce morceau éclaire votre journée lorsque vous roulez sous la pluie, alors que vous ne pouvez voir que les phares de la voiture venant à votre rencontre.


Enchaînons avec Fatboy slim. Il fait partie de notre culture musicale de notre génération. Impossible de ne pas connaître ou alors il faut avoir vécu dans une grotte ces 15 dernières années. Sinon petite piqûre de rappel avec Weapon Of Choice et ce clip avec monsieur Christopher Walken que j'adore.


Puis ensuite on enchaîne avec J Walk et Soul vibration, laisser vous porter et tout va bien se passer.


Et enfin un petit remix en total désaccord au niveau de l'ambiance avec les précédents morceau, il faut bien refroidir l'atmosphère. Et pour cela Le comte d'Artigas sait bien le faire avec un remix de Worriedaboutsatan.

I am a crooked man (Le comte d'Artigas remix) by Le comte d'Artigas

vendredi 3 décembre 2010

Zone calme


Aujourd'hui je vais vous parler, comme tout le monde en ce moment, de la neige ! Non je déconne ça me fait chier plus qu'autre chose, cette neige de merde. Je hais la neige, c'est comme ça j'y peux rien. Non aujourd'hui je vous ai préparé une petite playlist assez sympa, je trouve. Ça déglingue pas la tête, ça nous fait rêver plutôt, on se laisse emporter par les tracks vers un monde de chaleur, de lumière et de sérénité.

On commence tout d'abord avec Jatoma, un trio danois, dont je ne connais pas grand chose mis à part qu'ils ont signés sur Kompakt (rien que ça) et qu'ils ont sorti un album, Jatoma, dernièrement (le 8 novembre). Un album des plus surprenant, des sonorités atypiques mais vraiment somptueux. Ça part dans tout les sens, l'ouverture Little Houseboat est magnifique avec une pop naïve, Bou est entraînante, Permafrost est sublime, bref un album déroutant mais excellent. Ce trio mystérieux nous offre une musique s'associant avec la tech-house et l'electronica, avec une influence certaine de Four Tet et Dj Koze. À écouter absolument.



On poursuit avec Jesse Somfay, un canadien relativement productif, mais en restant plutôt discret. Un petit morceaux, Gaspring Stars, issu de l'EP Amanranthine Reverie sorti en 2008. J'ai beaucoup aimé cet EP, c'est cool, tranquille, et comme son nom l'indique on rêve un peu en l'écoutant.


Gold Panda que j'ai déjà parler auparavant. L'anglais me surprend toujours, donc voici You, sorti un petit moment déjà.


Et enfin pour finir, Pantha du Prince, j'ai un peu honte de ne pas en avoir parlé auparavant. L'allemand, nous livre une musique romantique, avec comme signature, ces tintements se répercutant dans nos oreilles. Bref il est une grande influence pour moi, notamment dans mes compositions (que vous retrouverez très prochainement sur un EP, mais ça, c'est une autre histoire)...

jeudi 25 novembre 2010

Today, It was a bad day.


Et ouais il y a des jours comme ça où tout va mal. Alors autant bien finir la journée avec du lourd, du très lourd.

On commence avec Broken Note, autre signature du label Ad Noiseam, que j'affectionne de plus en plus, avec d'autres artistes du label comme Igorrr ou encore Matta. J'adore le début avec sa guitare rock et puis c'est l'explosion des beats ! Et là cela n'en finit plus, du dubstep lourd, saturé, hargneux, agressif à souhait.


Nathan Fake est aussi capable de remixer. La preuve ce remix de Gaberdine de Walls. Un remix granuleux et hypnotique avec un beat techno bien trouvé je trouve. J'adore.


Et enfin Crystal Castles. Je dois avouer qu'au début du phénomène je me disais "Ouais ok un délire emo, je passe mon chemin" et bien quelle fût ma surprise en écoutant et découvrant les différents albums du duo. Plusieurs morceaux ont attirés mes petites oreilles et m'ont permis de bien finir cette journée, je pense notamment à Baptism, Vietnam, Air War et bien d'autres encore.


Bref au final ceci n'était qu'un mauvais jour, il y en aura surement d'autres. Il ne faut pas s'attarder sur ces mauvais jours mais plutôt profiter des petites choses qui font les bons jours.

jeudi 18 novembre 2010

Sampling et reprise


La musique est un immense collage finalement. Depuis la musique concrète dans les années 50 où les samples étaient produits par les compositeurs eux-mêmes jusqu'à l'usage parfois abusif de fragments de musique placés dans des contextes qui sont parfois différents. Certains sont passés maitres dans l'art du sampling, d'autres non...Il ne suffit pas de reprendre l'échantillon tel quel, il faut lui apporter sa touche personnel, sinon cela se résume à du simple plagiat. Et ça c'est la merde.

On est confronté plusieurs fois lors de nos écoutes à l'usage du sample même si on s'en rend même pas compte. Je vais essayer par le biais de quelques exemples, de vous montrer que le sample se cache là où ne songe pas forcément et que derrière ce sample il y a parfois autre chose comme une reprise d'une musique originale.
On commence par le morceau qui tourne de manière assez abusive sur les ondes radios, j'ai même surpris plus d'une personne la siffloter l'air de rien, c'est à dire Duck Sauce et Barbra Streisand avec ce OuuhhOuuuuuuOouhouh qui me tape un peu sur le système.


Bref il s'agit d'un sample de Boney M - Gotta Go Home. On reconnaît facilement, et moi je dit c'est limite du plagiat, mais cela n'engage que moi.


Mais saviez vous que ce même morceau de Boney M est une reprise du groupe Nighttrain et de leur morceau Hallo Bimmelbahn ? Et bah ouai, la preuve :


Mais il existe d'autres artistes qui utilisent de manière plus judicieuse le sample, comme par exemple Amon Tobin. Ainsi sur son meilleur album (à titre perso), Supermodified, on peut entendre Four Ton Mantis. Et bien attarder vous à 1:02, c'est bon vous l'entendez ce moment de piano et de crécelle ?


Et bien figurez vous qu'il s'agit d'un sample du morceau (Hall of the) Mad Moutain King du groupe Apollo 100 sorti en 1971.


Mais là encore il s'agit d'une reprise et pas n'importe laquelle, celle de Edvard Grieg le compositeur norvégien et son morceau In The Hall of Mountain King. Oui il y a une forte ressemblance dans le titre mais pas que.


Et bah ouai c'est ça l'art du sample et de la reprise, difficile d'y échapper, encore faut-il le reconnaitre car discret mais à la fois percutant quand il est bien utilisé.

dimanche 7 novembre 2010

Witch House


Et voila la charge de travail commence à s'alourdir furieusement. Ce mois de novembre, et même décembre s'annoncent difficiles, je vous le dit. J'ai donc pas vraiment le temps d'écrire un pavé, pour parler de la musique du moment en large et en travers. Mais parfois les mots sont inutiles, alors on se laisse transporter par le mouvement que je viens de découvrir, qui est la witch house. Un genre que j'avais découvert sans le connaitre avec oOoOO, un genre qui m'a complètement subjugué avec Balam Acab, un genre qui grandit avec Salem et d'autres aux noms imprononçables comme †‡†, Gr†LLGR†LL...Une musique sombre sans pour autant être macabre, je lui trouve un petit coté magique, floue, brumeuse, mystique, divine ça serait trop, mais enfin vous voyez quoi...

Bref à vous de vous faire votre propre idée mais moi j'adhère totalement.